Les églises sont vides, mais le peuple a encore besoin de croire, de s’accrocher à quelque chose de plus grand que lui.

Le sentiment d’appartenance à un même groupe c’est dans la nature humaine, que ce soit pour une religion, la partisanerie politique ou sportive, une idéologie et même une présence sur les réseaux sociaux.

Je pense qu’il est sain d’appartenir à quelque chose, mais lorsque les extrémistes se pointent le bout du nez, c’est la liberté des autres qui est brimée.

J’ai vécu l’expérience dans deux groupes ces dernières années et chaque fois, j’ai levé les pattes par principe. Leurs curés m’ont viré de Facebook par la suite pour protéger «leurs fidèles» du méchant casseux de party.

Je conduis un véhicule électrique, je recycle, je vais toujours déposer mes piles sèches chez le récupérateur, j’incite mes enfants à alimenter le beau bac brun avec leurs coquilles d’œuf et leurs pelures de banane même si ça pue le tabarouette. Je bois de l’eau dans la même gourde de plastique depuis 3 ans, je fais de l’herbicyclage, je fais un effort pour réduire mon empreinte écologique.

Ces petits gestes se passent dans mon intimité familiale, je ne ressens pas particulièrement le besoin d’en parler publiquement car mon rôle de parent est de montrer le bon exemple, c’est important de ne pas gaspiller, les ressources ne sont pas inépuisables.

Mais je n’ai pas signé le pacte! 

Oh misère, quel être minable et irresponsable que je suis, je n’ai pas embarqué dans le spectacle de novembre dernier même si la cause est noble.

Pourquoi donc?

Ma perception est qu’on veut m’empêcher de réfléchir, je n’ai pas le droit de me questionner juste un peu et ça me dérange.

Je n’aime pas les « Cavaliers de l’apocalypse » qui veulent m’enfoncer un message dans les dents m’annonçant encore une nouvelle fin du monde.

C’est le principe d’une secte ou d’une dictature que d’imposer une pensée au groupe et d’affirmer posséder LA VÉRITÉ.

Fais ce que je dis, pas ce que je fais.

Je connais des gens qui déchirent leurs chemises sur les réseaux sociaux pour crier haut et fort que l’humanité achève. Toutefois, ces mêmes personnes roulent dans un gros VUS, qui fonctionne au diesel avec lequel, ils parcourent des dizaines de kilomètres quotidiennement. Mais comme ils ont signé le pacte, leur conscience est ainsi immunisée.

Extrémistes du climat, s.v.p. changez votre technique de vente! 

Connaissez-vous des gens qui se lèvent le matin en disant, aujourd’hui, on va avoir du fun, on va aller polluer la planète!

Moi non et j’espère ne jamais en connaître.

J’en discutais avec un ami dernièrement, il me confiait que c’est difficile d’échanger dans le respect sur un sujet aussi sensible que les causes du réchauffement du climat, même avec ses proches.

Si tu émets le moindre questionnement sur l’impact humain dans le phénomène, tu deviens stigmatisé et tu «manges la volée».

En fait, si tu ne penses pas comme les convaincus, tu es catégorisé comme un arriéré, inévitablement une personne de droite, et/ou un climatosceptique qui doit prendre ses vacances en Alberta pour admirer le décor des sables bitumineux. Fin de la discussion.

C’est particulièrement cette attitude que je déteste car c’est faux.

L’autre jour, sur Facebook, j’ai fait une légère blague au sujet du réchauffement climatique, car il faisait -20 degrés depuis plusieurs jours. Il n’en fallait pas plus pour qu’on me fasse comprendre qu’on ne blague pas à ce sujet.

Un, deux, trois, quatre messages dans ma boite de réception pour me dire que c’était mal de faire une blague car mon rôle d’influenceur sur les réseaux sociaux pourrait faire croire que le réchauffement climatique n’est pas un sujet sérieux et qu’il y avait une possibilité que certains prennent le tout au premier degré.

J’ai effacé ma publication, je ne sais pas encore pourquoi, je regrette, poule mouillée que je suis, j’ai acheté la paix, manque d’envie d’expliquer.

J’ai survécu à plusieurs fins du monde. 

Je vais avoir 50 ans cette année et je suis chanceux d’être encore en vie car j’ai survécu à pas mal de catastrophes annoncées. La plus récente étant la 3ème guerre mondiale, l’effondrement de la bourse et du système monétaire mondial qui devaient marquer l’arrivée de Donald Trump, à la présidence des États-Unis.

Dans mon enfance, j’ai aussi traversé les pluies acides qui devaient dévaster à peu près toute la végétation à moyen terme. En principe, une fois adulte, il n’y aurait plus de légumes ou il en resterait très peu, tels que nous les connaissons.

Ce sont les médias qui l’affirmaient alors c’était sûrement vrai!

Il y eu aussi le trou dans la couche d’ozone, un phénomène qui devait être irréversible. Fini le bronzage sans un cancer de la peau et des brûlures. J’étais condamné à passer mes vacances d’adulte à l’ombre pour le reste de ma vie et vivre avec un col roulé et une casquette.

Puis finalement arriva la série de maladies et de virus; la vache folle, la grippe aviaire, la H1N1, le SRAS, j’en oublie probablement une ou deux de plus.

J’ai été marqué de voir aux informations télévisées, cette pauvre mère de famille traumatisée, faisant la queue, pleurant à chaudes larmes de crainte de manquer de vaccin pour son enfant.

Dans la même période, on apprenait que pas moins de 10 000 sacs mortuaires achetés par notre gouvernement pour les futurs cadavres, entreposés à Saint-Hubert.

Tout pour nous faire croire que la fin approchait.

Puis, nous avons encore survécu à la catastrophe.

Le plus grand danger qui nous guette.

Tout cela me fait penser que le plus grand danger qui guette une société n’est pas un virus, mais celui d’arrêter de réfléchir et de s’éduquer.

Les médias, de plus en plus biaisés ne possèdent pas toujours la vérité. Leur influence est énorme auprès de la population et je ne suis pas certain qu’ils ont conscience de la peur qu’ils sèment chez les gens moins éduqués.

La nouvelle médiatique est trop souvent un spectacle de voyeurisme dont l’objectif premier n’est plus la justesse de l’information, mais le nombre de personnes à l’écoute, une question de survie pour eux, pas pour nous.

Du pain et des jeux, rien n’a changé.

Je lisais récemment que l’être humain est influençable et qu’une majorité sont des imitateurs.

En effet, l’être humain aurait tendance à imiter les autres, d’autant plus que leur nombre est élevé et que nous attribuons aux autres, une connaissance que nous n’avons pas.

Plus le statut social, la notoriété de la personne ou de l’entité que l’on observe sont élevés, plus on aura tendance à imiter, croire et s’identifier.

Il y aura toujours deux côtés à une médaille.

Ce serait tellement extraordinaire que les réseaux sociaux servent à autre chose que d’alimenter la propagande de la gauche ou de la droite, des anti-Trump ou pro-Trump et que cesse la bataille ce qui est supposément bon ou mauvais pour le peuple.

Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc, tout est une question de perception et de réalité.

Tant que les lois qui encadrent une population sont respectées, une société qui fait place au débat dans le respect des opinions, c’est une société libre.

En conclusion, s’il vous plait, continuez d’avoir des enfants, car ce sont eux qui nous sauveront de la catastrophe.

Gardons espoir, citoyens de la boule et évitons de la perdre.

Guy Bolduc

Guy Bolduc est le fondateur de Agence B-367 et Wanos Formations. Passionné du Web et des réseaux sociaux, il est conférencier, formateur accrédité et il aide les entreprises dans ce domaine. Auparavant, il a passé plus de 20 ans devant la caméra comme présentateur à TVA et Radio-Canada.

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