J’ai encore en mémoire une visite à un match de Manchester City l’année dernière : lorsque l’écran a affiché les joueuses en annonçant le prochain match à domicile de l’équipe féminine, la réaction de la foule m’a fait comprendre que quelque chose d’important était en train de se produire.
 
Le sport professionnel féminin connaît une ascension fulgurante à travers le monde, je le vois depuis trois ans ici en Espagne au pays des championnes du monde de foot, avec les investissements grandissants dans les équipes féminines mais aussi dans beaucoup de pays d’Europe et, bonne nouvelle, le Canada ne fait pas exception!
 
Alors que des ligues comme la National Women’s Soccer League (NWSL) et la Women’s National Basketball Association (WNBA) aux États-Unis affichent des croissances impressionnantes, tant en termes de spectateurs que de valorisation financière, le Canada s’apprête à écrire un nouveau chapitre de cette révolution avec la Super Ligue du Nord (NSL) et le succès retentissant de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF). Ces développements ne sont pas seulement une victoire pour les athlètes, mais aussi une occasion en or pour les investisseurs, les commanditaires et les amateurs de sport.
 
La Super Ligue du Nord : un lancement prometteur
La Super Ligue du Nord, première ligue professionnelle de soccer féminin au Canada, s’apprête à faire ses débuts ce mois-ci avec six équipes fondatrices, dont les Roses de Montreal FC. Pour sa saison inaugurale, la NSL a déjà sécurisé une couverture télévisée nationale impressionnante. Les 75 matchs de la saison régulière seront disponibles sur plusieurs plateformes : TSN diffusera 20 matchs, tandis que CBC en présentera huit. Pour le Québec, RDS offrira une couverture en direct de tous les matchs des Roses sur ses plateformes, et Radio-Canada diffusera quatre matchs sur ICI TÉLÉ et la plateforme de diffusion en continu ICI TOU.TV. Avec une telle couverture, la NSL suit les traces des ligues féminines établies comme la NWSL, qui a vu son audience augmenter de 42 % en une seule année, et la WNBA, dont les matchs en direct ont attiré 48 % plus de spectateurs d’une année à l’autre.
 
Le succès inspirant de la Ligue professionnelle de hockey féminin et de la Victoire de Montréal
Si la NSL promet de transformer le paysage du soccer féminin, la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) a déjà prouvé que le sport féminin générer un engouement massif. Lors de sa saison inaugurale en 2024, la LPHF a établi des records d’assistance, notamment avec un match à Montréal où 21 105 spectateurs ont rempli le Centre Bell, la plus grande foule jamais enregistrée pour un match de hockey féminin dans le monde. La Victoire de Montréal, avec des joueuses comme Marie-Philip Poulin et Laura Stacey, est devenue un symbole de cette montée en puissance. Leur performance sur la glace, combinée à une base de partisans passionnés, a non seulement élevé le profil de la ligue, mais aussi attiré l’attention des commanditaires et des investisseurs.
 
La LPHF a également bénéficié d’une couverture médiatique robuste, avec des partenariats avec TSN, RDS, CBC et Prime Video, qui ont diffusé les matchs à un large public. Cette visibilité a contribué à une croissance organique de l’audience, un phénomène que la NSL espère reproduire. Le succès du Victoire de Montréal montre que les équipes féminines peuvent rivaliser avec leurs homologues masculins en termes d’attrait et de potentiel commercial, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour le sport féminin au Canada.
 
Une opportunité économique en pleine croissance
Le rapport The New Economy in Sports de RBC, en partenariat avec Wasserman et The Collective, met en lumière le potentiel économique du sport féminin. La valorisation combinée des équipes de la NWSL et de la WNBA devrait passer de 2,6 milliards USD en 2023/2024 à 4,3 milliards USD d’ici 2027, une augmentation de 1,6 milliard en seulement trois ans. Cette croissance est alimentée par des commandites de grande valeur, comme les ententes de 1,7 à 2,1 millions USD par an pour les maillots d’équipes bien cotées – et par une augmentation prévue de l’audience télévisée (32 % pour la WNBA et 24 % pour la NWSL sur trois ans).
 
Au Canada, la NSL et la LPHF sont bien positionnées pour suivre cette trajectoire. Les cycles plus courts des ententes de droits médiatiques dans le sport féminin, contrairement aux contrats bien plus longs des ligues masculines, permettent aux ligues comme la NSL de pouvoir renégocier et d’accélérer possiblement leurs revenus.
 
Un avenir brillant pour le sport féminin canadien
La Super Ligue du Nord et la Ligue professionnelle de hockey féminin, avec des équipes comme le Victoire de Montréal, incarnent un tournant pour le sport féminin au Canada. Elles offrent non seulement une plateforme pour les athlètes d’élite, mais aussi une occasion unique pour les investisseurs de participer à une industrie en pleine croissance. Avec une couverture télévisée nationale assurée dès le départ pour la NSL et des records d’assistance déjà établis par la LPHF, le message est clair : le sport féminin n’est plus une niche, mais une force économique et culturelle majeure.
 
Pour les amateurs, les jeunes joueuses rêvant de devenir des professionnelles et les investisseurs visionnaires, c’est un moment tournant. Il est essentiel d’arrêter de comparer les athlètes féminines et masculins dans le sport professionnel, non seulement pour valoriser pleinement les performances uniques de chacun, mais aussi pour permettre au sport féminin d’exister et de prospérer selon ses propres standards et aspirations.
 
Le sport féminin canadien est prêt à briller, sur la glace, sur le terrain et sur nos écrans.
 
Guy Bolduc
 
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