Pour performer, il faut savoir mettre la «switch» à off

Chaque fois que je fais une pause de quelques jours, un voyage et que je déconnecte ( un peu … ) mon regard change face à certains événements ou irritants de la vie. Quand je retourne dans le feu de l’action, je suis plus zen ou plus combatif et déterminé à relever les défis.

Que ce soit les petits ou les grands enfants, lorsque la fatigue mentale est présente, notre performance et notre appréciation de la vie en générale est affectée.

Le cerveau est comme un muscle, s’il est trop sollicité ou préoccupé, il se fatigue et se blesse. Les répercussions sont alors nombreuses car c’est notre perception des choses et notre rendement qui sont affectés.

Il ne faut pas minimiser les dommage collatéraux reliés au hamster qui tourne trop, dont les répercussions de notre humeur avec nos collègues, famille, et nos proches.

Ainsi il faut essayer de connaître ses limites avant qu’il soit trop tard, j’y travaille toujours à 49 ans et heureusement que ma conjointe est là pour me ramener à l’ordre.

En 2002, j’étais justement épuisé avec un horaire de travail toujours chamboulé et l’impression que ma carrière dans les médias tournait en rond. J’ai alors décidé de mettre mon égo de côté et de consulter un psychologue, une première dans ma vie, j’y suis allé à reculons car je me pensais invincible.

Après m’avoir écouté pendant une heure, le psy m’a lancé ceci: «Je t’écoute là, est-ce que cela t’arrive d’avoir du plaisir dans la vie ? Un petit moment de plaisir dans une activité juste pour toi ? Je te conseille de TE mettre à ton agenda.» Bang ! Je n’avais pas pensé à cela.

Tellement simple et si compliqué en même temps que de défaire les paradigmes du «i am the king». Vouloir toujours performer, être le meilleur, le «Yes Man» de ses supérieurs et «se courir après la queue» pour grimper les échelons plus vite ne rend pas plus riche et heureux.

Cette visite chez le psy a changé ma vie. Peu de temps après, je rencontrais ma femme et je lançais mon entreprise.

Morale de cette histoire, pour performer, il faut être bien, Il faut savoir s’arrêter et prendre du temps pour soi et décrocher. 

Se sentir coupable de ne pas avoir de la broue dans le toupet est toxique pour la performance.

Profitons de la vie, elle passe trop vite et n’oublions jamais l’importance de garder l’équilibre.

Savoir mettre la «switch» à off, c’est important et payant …

Bons plaisirs, bon été !

Guy Bolduc

Guy Bolduc est le fondateur de Agence B-367 et Wanos Formations. Passionné du Web et des réseaux sociaux, il est conférencier, formateur accrédité et il aide les entreprises dans ce domaine. Auparavant, il a passé plus de 20 ans devant la caméra comme présentateur à TVA et Radio-Canada.

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