Club de foot Montréal : Quand le créatif assassine l'émotif et son histoire.

16 janvier 2021 – Notre Impact, tué par deux créatifs et un président, venus d’un autre monde, nouvelle décennie, tu es franchement cruelle à bien des égards.

Vouloir conquérir de nouveaux marchés, de nouveaux partisans au lieu de s’attarder à combler ceux qui occupent déjà des sièges, tes ambassadeurs de la première heure,  c’est le message que moi, membre depuis 2012, j’ai perçu.

Pourtant, je comprends, je suis propriétaire d’agence marketing depuis 17 ans, des processus d’image de marque, j’en ai traversé beaucoup pour mes clients petits et grands, ce n’est jamais facile le changement, mais Club de Foot Montréal, tu t’es franchement égaré dans ton processus en oubliant le plus important, ton 12e joueur, celui qui chante, qui porte le logo fièrement, qui voyage, qui pleure de joie, qui oublie vite tes mauvaises décisions et qui traverse les tempêtes, tu sais ce n’est pas toujours facile d’aimer une organisation impatiente avec des tendances d’auto sabotage.

Cette fois, tu m’as infligé le coup de grâce pour me faire comprendre une fois pour toute, que le sport professionnel est un business auquel, il ne faut pas trop s’attacher.

Jeudi, j’ai regardé deux fois ta présentation pour être certain de bien comprendre, j’ai vu défiler dans ma tête nos nombreux voyages IMPACT avec ma petite famille à Toronto, Philadelphie, New York, Salt Lake, Portland, le tout premier match au Stade en 2012 avec mon petit Émile 7 ans, devenu aujourd’hui à 15 ans, un joueur et un fan inconditionnel tatoué #imfc.

Laissez nous quand même crier IMPACT!

Mes enfants ont grandi avec l’Impact, notre équipe du Québec, pas seulement l’équipe d’une ville, cette équipe dont nous étions si heureux d’afficher ses couleurs partout sur la planète. Des joies, des peines, mais surtout des moments magiques au Stade Saputo, un sentiment d’appartenance fort, des histoires gravées dans notre cœur pour toujours.

Pourquoi toujours arracher la racine au lieu de lui donner une terre fertile.  

Club de Foot Montréal, avant de tuer l’Impact, as-tu pensé à afficher tes couleurs ailleurs dans chaque stade de la province, d’appliquer ton logo sur chaque chandail de dizaines de milliers de jeunes joueurs de soccer, pour les rendent si fiers de porter le logo du bleu blanc noir?

Est-ce normal qu’au Centre BMO à Saint-Hyacinthe, ce soit une affiche de Zinedine Zidane, vieille de 30 ans qui règne dans le Stade? Tu as fait quoi pour t’y afficher depuis 2012 et ailleurs au Québec pour ne citer que cet exemple? Di Vaio, Piatti, Nesta, Drogba et nos académiciens ne méritaient-ils pas cette place?

Club de Foot Montréal, il y avait encore du travail, du cheminement à faire pour arriver à tes fins au lieu tu as préféré tout balancer.

Dans un processus créatif, il ne fait jamais oublier l’émotif et ta nouvelle image de marque annoncée cette semaine, n’était pas une suite logique à l’évolution de notre équipe, mais l’anéantissement d’une histoire d’amour organiquement grandissante entre une équipe sportive encore toute jeune et son public.

Petit conseil, la prochaine fois, tends la mains à tes membres, ce sont eux, tes ambassadeurs, qui t’amèneront toujours plus haut, plus loin.

J’ai bien l’impression que la majorité ont aujourd’hui le coeur brisé.

Je ne peux pas croire que tu as fait cela.

Guy Bolduc

Guy Bolduc est le fondateur de Agence B-367 et Wanos Formations. Passionné du Web et des réseaux sociaux, il est conférencier, formateur accrédité et il aide les entreprises dans ce domaine. Auparavant, il a passé plus de 20 ans devant la caméra comme présentateur à TVA et Radio-Canada.

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